NieuwsbriefBulletin 1 (octobre 2008)

1. Le CEFF-SFV devient une asbl

Un certain nombre de personnes proches du milieu universitaire et de la recherche scientifique, partageant un intérêt pour l’étude des francophones en Flandre, décidèrent de se rencontrer régulièrement à partir de 2007, en se fixant comme objectif de sortir la francophonie en Flandre du relatif silence scientifique dont elle fait l'objet.

Après avoir fonctionné pendant une année environ sous la forme d'une table ronde informelle, lieu de longs débats sur l’appellation, la mission et la structure de la future association, le Centre d'étude des francophones en Flandre - Studiecentrum Franstaligen in Vlaanderen (CEFF-SFV) est devenue une ASBL par le dépôt de ses statuts en février 2008.

Les membres fondateurs, qui composent également aujourd'hui le conseil d'administration en sont Bambi Ceuppens, Paul Dirkx, Eric Laureys, Céline Préaux, Emmanuel Van de Putte, Guy Vande Putte, Sophie Wittemans. 

Vous trouverez plus d'informations à leur sujet ici.

2. Vendredi 24 octobre 2008 : première réunion du Comité scientifique et conférence de presse

Le 24 octobre prochain, les personnes qui ont accepté de faire partie du Comité scientifique du CEFF-SFV se réuniront une première fois à Bruxelles.

Ce sont chercheurs et des scientifiques indépendants ou issus d'universités et d'institutions scientifiques : Jan Baetens (K.U. Leuven), Christian Berg (UA), Marc Quaghebeur (Archives et Musée de la Littérature Bruxelles), Geert De Baere (UA), Frank Seberechts (Archief-, Documentatie- en Onderzoekscentrum voor het Vlaams-nationalisme), Jacques Caron (Syddansk Universitet - Odense Universitet, Danemark), Dave Sinardet (UA/FUSL), Roel De Groof (Brussels Informatie-, Documentatie- en Onderzoekscentrum, VUB), Herman Van Goethem (UA), Matthijs De Ridder (UA), Piet Van de Craen (VUB) , Henri-Floris Jespers (Fondation Ca Ira), Yannick Vanderborght (FUSL/ UCL), Chantal Kesteloot (Centre d’Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés Contemporaines), Astrid von Busekist (Sciences Po, Paris), Nathalie Kremer (K.U. Leuven), Christophe Verbruggen (UGent), Anne Morelli (ULB) et Hans Vandevoorde (UGent). Ils seront rejoints par des membres du conseil d'administration du CEFF, à savoir Bambi Ceuppens, Paul Dirkx, Eric Laureys, Céline Préaux, Guy Vande Putte.

Le Comité scientifique se consacrera exclusivement à l’étude scientifique et multidisciplinaire des questions qui animent le CEFF-SFV, initiera et encadrera des projets de recherches qui sont de son ressort.

La réunion, qui se tient au CEGES, sera suivie d'une conférence de presse. 

3. Le CEFF-SFV au 8ème congrès de l'Association des Cercles francophones d'Histoire et d'Archéologie de Belgique

Du 28 au 31 août dernier, s’est tenu à Namur le 8ème congrès de l'Association des Cercles francophones d'Histoire et d'Archéologie de Belgique. Emmanuel Van de Putte et Eric Laureys y ont fait une communication présentant le CEFF-SFV. Nous en reproduisons le résumé ci-dessous :

Le monde universitaire ne s’intéresse que depuis relativement peu d’années à l’étude des minorités. En Belgique tout particulièrement, quelque peu à la traîne en ce domaine, les historiens ne se sont penchés sur le sujet que depuis la dernière décennie du XXe siècle, et ce, à la faveur de la politisation du dossier de l’immigration. Si l’absence de recherches approfondies sur la présence flamande en Wallonie a été partiellement comblée récemment par l’ouvrage de référence d’Yves Quairiaux « L ‘image du Flamand en Wallonie (1830-1914) : essai d’analyse sociale et politique » (Editions Labor, 2006), Eric Laureys et Emmanuel Van de Putte, initiateurs du CEFF-SFV, constatent à l’inverse qu’un sujet de recherche reste toujours inexploité, à savoir l'étude de la présence francophone en Flandre.

S’il ne manque pas d’études sur la réforme de l’état belge et son impact communautaire, sur la francisation et puis la néerlandisation de la Flandre ni sur la littérature flamande d’expression française, il y a toutefois un grand absent dans les études sur les minorités en Belgique. Il s’agit en effet des locuteurs du français en région flamande dans leur aspect sociologique et linguistique. Cette lacune pouvant s’expliquer par le désir d’éviter les controverses politiques que ce type d’études ne manquerait pas de susciter..

Cette minorité ayant constitué, du moins à une certaine époque, l’élite culturelle et le levier socio-politique et économique de la Flandre, son absence dans l’historiographie est d’autant plus regrettable qu’elle déforme l’image que l’on a de l’histoire de la Région flamande et trompe aussi l’opinion sur sa composition sociolinguistique réelle.

Pour tenter d’expliquer cet hiatus dans la recherche, la feuille de route du CEFF-SFV souligne l’effet combiné de plusieurs facteurs tels la non-reconnaissance par la région flamande des citoyens d’expression française, la non-adhésion de ceux-ci en tant que groupe à l’un ou l’autre pilier sociopolitique ou encore le carcan intellectuel consciemment ou inconsciemment inspiré de la logique institutionnelle de la Belgique fédéralisée.

La société, et dans son son sillage, l’ensemble des chercheurs, n’est prête à se pencher sur une minorité que si celle-ci pose « réellement » problème. Se considérant bien souvent comme « immigrés de l’intérieur », les francophones semblent reléguer la pratique du français à l’intimité familiale plutôt que de se profiler en tant que groupe sociolinguistique distinct.

Le CEFF-SFV, non sans quelque témérité sans doute, a voulu relever le défi. Cette a.s.b.l. indépendante a pour mission de se consacrer à l’étude purement scientifique des locuteurs de la langue française depuis leur apparition sur le territoire actuel de la Région flamande et de la Région de Bruxelles-Capitale. Elle se veut neutre aussi bien d’un point de vue politique que linguistique. Ses membres souhaitent exclusivement initier, soutenir et encadrer des recherches se rapportant de près ou de loin à leur objet d’étude, et cela dans un cadre multidisciplinaire. Ils invitent donc les chercheurs actifs dans le domaine concerné à approcher le CEFF-SFV, afin d’établir des synergies.

4. Exposition : L'oeuvre en chantier - Deux siècles de littérature francophone en Belgique

A l'occasion de son 50ème anniversaire, les "Archives et Musée de la Littérature asbl" organisent une exposition consacrée à deux siècles de littérature francophone en Belgique.  Un certain nombre d'écrivains francophones de Flandre y figurent en bonne place, tels que Guy Vaes, Suzanne Lilar, etc.

Marc Quaghebeur, membre du Comité scientifique du CEFF-SFV, est commissaire de l'exposition.  Un catalogue est disponible en ligne. 

Infos pratiques : du 24 septembre au 23 décembre 2008, Bibliothèque royale de Belgique,  Entrée Gutenberg (Jardin du Mont des Arts) à 1000 Bruxelles.  Tél : 02 519 55 79.  Site web.

5. FrancoFonie, le périodique du CEFF-SFV

FrancoFonie est le périodique semestriel du CEFF–SFV. 

Chaque livraison contient un dossier scientifique qui éclaire en profondeur un aspect (historique, sociologique, linguistique, etc.) de la vie des francophones en Flandre. Au sommaire de chaque numéro, on trouvera aussi une interview avec une personnalité marquante, ainsi que des rubriques reflétant les développements récents dans notre domaine de recherche (recensions, archives, colloques, etc.). 

Le premier numéro, qui paraîtra au premier trimestre 2009, s’intitulera « La fin d’un tabou ? – Een taboe doorbroken ? » et sera spécialement consacré au lancement du CEFF – SFV et à ses missions scientifiques. Le deuxième numéro portera sur la situation des francophones dans la Flandre d’aujourd’hui. 

FrancoFonie : une publication dont le CEFF–SFV entend faire un rendez-vous scientifique de qualité.  Abonnez-vous ici

6. Appel à un soutien financier

A ce jour, le CEFF-SFV s'autofinance et ne bénéficie pas de moyens financiers extérieurs.  Le CEFF-SFV a pourtant des frais de fonctionnement et souhaiterait par ailleurs pouvoir soutenir valablement des projets de recherche. 

Ses membres remercient donc toute personne, entreprise ou institution qui souhaiterait soutenir l'initiative scientifique du Centre d'étude des francophones en Flandre en versant une contribution sur le compte suivant : 363-0391020-53 (IBAN: BE53 3630 3910 2053 - BIC: BBRUBEBB).

Le CEFF-SFV peut également étudier toute proposition de mécénat de compétences (services, matériel, etc.).